La mode de la rue et l’île de Gorée

Longue soirée hier : deux vernissages européanisants d’abord, l’un à l’Institut Cervantes du photographe David Palacin et l’autre au Goethe Institute, sur « l’influence de la photo africaine sur la photo contemporaine », pas transcendants parce que pas très risqués (à mon sens).

La vraie soirée a donc commencé après, et un peu par hasard comme toujours, devant un défilé de mode, en pleine rue, dans le quartier « populaire » de La Médina. Défilé organisé par un tout jeune festival dakarois, Interférences, qui vise à encourager « la réappropriation symbolique de l’espace public par ses usagers, » à travers une programmation culturelle pluridisciplinaire, des opérations d’assainissement et d’embellissement des quartiers, et tout un tas d’autres choses toujours assez engagées. Vaste programme et belle initiative.

Ambiance dingue, donc, à ce défilé, précédé et suivi par des concerts tout aussi dingues. Comme le disait une amie Espagnole : « Aqui, modelos anorexicas, no. »

Déception / échec : j’ai des vidéos, mais impossible de les mettre en ligne, ma connexion est trop faible et en surdouée de la technologie que je suis, je les ai prises en qualité maximale et n’arrive pas à les compresser.

Deuxième sujet du jour-bonjour : l’île de Gorée, juste en face de Dakar, première capitale coloniale, gorgée d’histoire et de ravissantes ruelles. J’y ai passé la journée avec la mère d’une amie d’amie (merci l’amie d’amie et merci l’amie, vous vous doutez que cette rencontre a été plus que super intéressante pour moi…), et comme toujours, nous n’avons eu que de jolies surprises.

D’abord celle de rencontrer sur le ferry le Président de la Fondation et du Musée Dapper à Paris (fonction qu’il partage avec sa femme), superbe « espace culturel privé consacré à l’Afrique ancienne et contemporaine. » Autant dire que nous n’avons pas beaucoup été embêté par les rabatteurs en débarquant sur l’île. Le respect s’acquière, semble-t-il.

Notre deuxième surprise tient à notre visite à celle dont tout le monde ne cesse de nous parler dès que l’on cite Gorée : Marie-Josée Crespin, créatrice de bijoux, figure emblématique de l’île. Coup d’œil (admiratif) sur ses créations, toutes composées de perles naturelles, d’objets rapportés de voyage, de morceaux de choses, puis invitation à « boire un gingembre » sur sa terrasse sur l’océan et à déjeuner dans le jardin de sa si belle maison. Le hasard des rencontres qui se passent bien. Ne pas rater le ferry du retour a été difficile.

Ci-dessus, un visage de l’immense sculpteur Ousmane Sow (par sa taille tout autant que son travail), bien avant qu’il ne devienne célèbre et ne trouve sa matière de prédilection.C’est cadeau.

 

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4 réflexions sur “La mode de la rue et l’île de Gorée

  1. victoirevelarde dit :

    moi aussi je suis grande fan!

  2. Capu dit :

    Quelle people cette Margaux… Il serait donc temps de commencer les portraits des « belles personnes »?! Je suis accro aux belles-personnes!

    • margauxhuille dit :

      Dis donc Capu, ça n’est pas parce que tu es la plus grande fan de ce projet (la seule?!) que tu dois me mettre la pression comme ça! Encore un peu la course de la biennale, mais j’y travaille… Très vite sur ton écran, promis.

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