Cotonou cocon

Cotonou, donc, la presque-capitale du Bénin. C’est d’ici que part mon avion pour la France la semaine prochaine : rapide retour à la maison pour un grand événement familial avant de revenir en Afrique, mais ailleurs. C’est ainsi au Bénin que je célèbre la fin de la première partie de mon voyage. Je suis seule à nouveau, dans une ville très accueillante et chaleureuse, à la fois douce et vivante. Cerise sur le gâteau, je me suis dégoté une ravissante maison d’hôte, dans une très jolie allée en plein cœur d’un quartier très doux, qui a en plus un très joli nom : Haie Vive. Que demande le peuple ?

Une semaine pour me remettre les idées en place, tenter une énième fois de digérer toutes ces choses vécues ces quatre derniers mois et calmer un peu le rythme de ces dernières semaines.

Mais parlons plutôt de Cotonou. On y circule en zem, les taxi-motos dont les conducteurs portent des gilets jaunes, roulent à fond et slaloment olympiquement entre les 4×4 et les piétons. La ville longe l’océan, mais on ne le voit pas ; j’ai cherché à l’apercevoir, il m’a fallu traverser une zone un peu moyenne, sale et probablement pas très bien fréquentée, pour y accéder. Déception : il sert plus de poubelle que de point de vue. Bien que la ville soit aussi anarchique que d’autres, on peut y marcher relativement facilement. Ça n’est pas très agréable en centre-ville, parce qu’il n’y a presque pas de trottoirs, qu’un rétroviseur de zem n’est jamais loin et que la poussière/pollution colle un peu au visage, mais c’est possible et finalement pas si mal. D’autres quartiers s’y prêtent mieux, d’abord celui où se trouve ma guesthouse (le quartier chic aux jolies maisons et aux ruelles sableuses bordées de bougainvilliers) et puis peut-être le gigantesque marché, bien que ça ne soit pas le plus agréable que j’ai pu visiter jusqu’ici. Mais tant de tissus et de couleurs…je ne résiste pas à y retourner encore et encore.

De Cotonou, je n’ai pas vu grand chose. Je me suis contentée de m’y balader, d’essayer de comprendre comment fonctionne la ville, de passer du temps assise dans un maquis situé à un poste stratégique pour observer les gens s’occuper. Un premier shot de quelques jours, un premier aperçu de cette ville où l’on se sent tout de suite très bien. Un peu lessivée après ces déménagements incessants, j’avoue ne pas vraiment avoir le courage de me lancer tête baissée à la rencontre de ses dizaines d’artistes, car la ville et le pays en sont riches. Je sais déjà qu’il me faudra revenir ici aussi…

Malgré tout, deux belles découvertes que je me devais de découvrir dès aujourd’hui : la Fondation Zinsou et l’espace Tchif. J’en reparlerai, ils le méritent largement.

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