Se balader dans le temps dans le Nord de l’Ethiopie (1/2)

Première vraie connexion internet depuis mon départ d’Addis-Abeba il y a 15 jours, alors d’un coup, beaucoup de nouvelles.

Je suis donc allée faire un petit tour dans le nord de l’Éthiopie, où j’ai suivi la route classique : Addis-Abeba, Bahir-Dar sur le bord du lac Tana, Gonder, les Simien Mountains pour un trek de quelques jours, Axum et enfin Lalibela. Un très chouette périple en très bonne compagnie, car j’ai rencontré quatre Suédois et un Anglais que je n’ai plus beaucoup quitté – des angelots.

Après 10h de bus sur une route à couper le souffle, l’arrivée à Bahir-Dar m’a rappelé ce que l’expression « plonger dans le grand bain du tourisme international » signifie. Dommage, je l’avais presque oubliée, celle-là. You want taxi ? You have hotel ? Good price, good price. Follow me. Please please, Madam. Give me money. Au final, ça n’est jamais très méchant, nous sommes d’accord, juste un tout petit agaçant. Ma vraie joie a été de retrouver mes bons vieux hôtels bien glauques, malgré tout hors de prix (tout étant relatif), avec sanitaires d’un autre âge, béton omniprésent, matelas approximatif et option préservatif dans la table de nuit. J’admets malgré tout que, au fond, je les aime presque bien ces petits hôtels croupis.

Bahir-Dar est une ville construite sur le bord du lac Tana, et le lac Tana, c’est l’une des deux sources du Nil, fleuve sacrément mythique. Et comme si ça ne suffisait pas à rendre l’endroit magique, de nombreux monastères Orthodoxes ont été construits tout autour du lac Tana et sur ses quelques îles. Circulaires, les murs intérieurs de ces monastères sont intégralement recouverts de peintures représentant des chapitres de la Bible, de ses Saints, Martyrs et autres héros Éthiopiens (en réalité, ces images ne sont pas directement peintes sur le mur mais sur des grandes tentures de coton qui les recouvrent intégralement).

A quelques heures de route de Bahir-Dar, j’ai eu des frissons en découvrant Gonder, ce qui doit être le cas, j’imagine, pour n’importe qui ayant lu L’Abyssin de Jean-Christophe Rufin. Là, tout à coup, devant mes yeux, les extraordinaires palais des Empereurs successifs de Gonder (construits entre 1632 et 1755), symboles de ce qu’a été cette ville et de ce qu’est l’histoire de tout un pays. Les salles de réception des Ambassadeurs étrangers, les cages des lions parés d’or, les thermes, le système de récupération de l’eau, les sept églises construites autour de ces palais-châteaux, les merveilleux manuscrits conservés dans les archives des Empereurs, les intrigues, bref, un truc assez impressionnant.

Les Simien Mountains, en gros, c’est ça et ce qui suit. Soit une chaîne de montagne créée par 40 millions d’années d’érosion (oui oui, 40 millions d’années, de quoi nous rendre microscopiques), où nous avons fait un petit tour pendant quatre jours entre 3 500 et 4 500 mètres d’altitude, ambiance camping, 30 degrés ou plus la journée et moins 5 la nuit, petit mal d’altitude le troisième jour pour moi (je vous confirme que ça n’est vraiment pas drôle) et paysages à couper le souffle.

Cérémonie traditionnelle du café, dans une maison d’un village perché et perdu dans les Simien Mountains.

 

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Une réflexion sur “Se balader dans le temps dans le Nord de l’Ethiopie (1/2)

  1. Pillot dit :

    Ouaou !!!!!!!!!!!!!!! Merci pour ce voyage partagé ce matin…….j’suis dans ta poche
    Chris.

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