Carine H.C.R.

Carine H.C.R.

Carine H.C.R.* est éco-designer. Ou éco-designeuse ; c’est comme avec le métier d’avocat, on dit ce qu’on veut. A travers les objets qu’elle pense et créé en collaboration avec des artisans malgaches, elle entend valoriser des matières – préexistantes et/ou déjà transformées pour un usage industriel par exemple – et des savoir-faire traditionnels de son île, Madagascar.

Pour son dernier projet, Collaborations créatives en Île Rouge : de l’artisanal à l’éco-design, Carine H.C.R. a passé deux mois (janvier et février 2013) à voyager de villes en villes malgaches, de techniques traditionnelles en techniques traditionnelles, de matières recyclées en matières trouvées. De chaque région et/ou technique est ressorti un objet nouveau, unique, moderne, souvent un mélange de plusieurs influences.

Ces objets, elle les a d’abord présentés à Antananarivo, la capitale de Madagascar, au concept store MamaBenz. Ils voyageront ensuite pour des expositions à Toulouse et à San Francisco, où elle s’installera dans quelques mois.

Logo expo Carine HCR

« Je veux sortir de l’image de l’artisanat malgache décoratif et répétitif en travaillant le design de ces objets, qui restent malgré tout ancrés dans les techniques et matières traditionnelles malgaches. » Il ne s’agit pas de transformer le savoir-faire des artisans avec qui elle collabore, mais de le mettre au service d’une forme nouvelle et de présenter cette démarche et ce résultat à un public pas forcément initié.

Son intérêt pour les matières recyclées vient de ce qu’elle a vécu les 20 premières années de sa vie à Madagascar : « Quand on vit ici, on est obligé de penser à la transformation de nos déchets, on se pose forcément la question de leur réutilisation. Je me suis donc penchée sur eux très naturellement pendant mes études d’Arts Appliqués au Mirail, à Toulouse. En France, l’éco-design est encore largement considéré comme un loisir créatif, ce qui est dingue dans la mesure où la grande mode est de recycler ses déchets, de penser écolo, de réutiliser les choses qui nous entourent. Ça changera forcément, mais ça n’est pas encore tout à fait ça. A San Francisco, c’est très différent, et je suis super heureuse d’explorer ce qui se fait là-bas. »

Quand elle raconte ses projets, Carine H.C.R. rayonne. Clairement, elle s’éclate. Elle raconte comment elle a demandé à une pharmacie de lui mettre de côté des liens de plastique particuliers (qu’elle a ensuite transformé en improbables photophores tressés), comment elle récupère des chutes de cuir des grands maroquiniers italiens (pour en faire des bracelets), les filets de pomme-de-terre sur les marchés malgaches, comment elle a travaillé avec des artisans de Tamatave (une ville malgache) sur un projet de fermoir pour des bracelets tressés traditionnellement, et tout plein d’autres choses encore.

* H.C.R. est l’acronyme de son nom de famille puisque, comme la très grande majorité des noms malgaches, il est imprononçable pour les non-Malgaches, Carine a la gentillesse de le rendre dicible pour nous aussi !

Conversation avec Carine H.C.R. le 22 avril 2013 à Tana, Madagascar.

Pour suivre tous les projets de Carine H.C.R., le mieux est cliquer ici ou bien ici ou encore de lui envoyer un mail : konnected2k@gmail.com

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